| | Loin des faiblesses, plus près des hurlements [Libre] | |
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Diane Sanchez Briseuse d'Âmes


 Age : 21 Inscrit le : 03 Juil 2007 Messages : 415 Âge du personnage : 33 ans Fonction : Maitresse des Briseurs d'âmes/Membre du Conseil Noir Né à : New-York
| Sujet: Loin des faiblesses, plus près des hurlements [Libre] Dim 4 Nov - 1:43 | |
| 1ere nuit après la Lune Rouge
Les voilà les cris de joie, les bonheurs nocturnes des faibles, de ceux qui se livrent aux plaisirs de chair et aux bonheurs trop simple pour être ceux de Diane. Faut-il être sot pour tant apprécier de se laisser aller à ce genre de choses, non décidemment, après une journée au marché des esclaves, rien ne lui intimait de rejoindre ces êtres. C'est plutôt une fois dans sa demeure, en entendant le bruit des vagues frapper longuement contre les planches qu'elle put décider de ne pas faire comme ces gens-là, de prouver encore la différence d'une femme sans âme et de glace. Un rien pour se vêtir, un pantalon volant, un haut certainement trop court et ses armes avant de se cacher sous une espèce de long voile noir déposé sur son visage. Le pas pressé, trop pressé, traversant pontons et embarcadères avant d'enfin trouver la destination tant espérée: l'île des souffrances, des cris, des cruautés les plus abjectes, et puis les ruines de Kor, rien de tel pour passer une nuit un peu différente.
Voilà que Diane Sanchez prit son souffle pour plonger sans crainte, jamais de crainte, et rejoindre la fameuse île en une bonne heure, oui il n'y avait pas à haïr la nage, c'était elle qui l'avait bien guidée sur cette rive des années auparavant et qui lui avait offert cette vie. En tout cas, elle était bien parvenu auprès des croix et des hommes presques morts ou endormis sur ces dernières pour mieux continuer à s'avancer en cet endroit. Un pas de plus pour atteindre les ruines où bien vite végétation et architecture se mêle en un rien de souffrance et de haine, tout pour ravir et inspirer. S'approcher un peu plus... Et là, sur une pierre, voilà que Diane s'agenouille et offre un rien de sang de victimes récoltées dans la journée, une prière et elle se redresse enfin pour aller s'assoir un peu plus loin. Qui peut passer sa nuit à prier les dieux? Elle certainement, mais assise sur ce recoin de temple, la voilà à passer une nuit à la belle étoile. _________________
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|  | | Malak Rochaël Chef des Égorgeurs Sombres


 Age : 19 Inscrit le : 02 Nov 2007 Messages : 88 Âge du personnage : 35 ans Fonction : Chef des Egorgeurs Sombres Né à : Oui
| Sujet: Re: Loin des faiblesses, plus près des hurlements [Libre] Dim 4 Nov - 2:59 | |
| "Tu veux peut être me donner la main aussi ?"
Demanda alors Malak parfaitement incrédule. Bon sang, il n’y avait pas que des intellectuels parmi les pirates, et surtout des crétins congénitaux selon lui ! L’homme a demi penché devant lui, terré dans l’obscurité de quelques ombres hasardeuses ne bougea pas, et ne répondit pas non plus. Dieu qu’il y avait parfois des êtres stupides et complètement inconscients des risques qu’ils prenaient à chaque silence consenti et résigné. Quand Malak avait décidé de l’emmener avec lui, ce n’était pas pour avoir un animal de compagnie, en la personnification d’un chien, mais bien un gage de survie. De là à ce qu’il l’accompagne dans son projet, il n’avait pas eu ce genre de suite dans les idées. Il aurait fallu être vraiment sot pour avoir d’ailleurs une telle idée, et déjà que son entreprise s’avérait quelque peu dangereuse voir complètement suicidaire, Malak n’était pas homme à se démonter, surtout devant une femme.
Oui, c’était bien après Diane qu’il courrait furtivement. Cela n’avait rien de difficile, c’était même d’ailleurs évident, vu que le matin même, leurs routes s’étaient croisées et qu’il lui avait promis une nouvelle entrevue. Sans doute plus vite que la briseuse d’âme n’aurait pu le concevoir, mais c’était le côté parfaitement imprévisible et surprenant du chef des Egorgeurs. Comment savoir où elle se trouvait ? Malak n’était plus au temps où il envoyait quelqu’un la suivre, car il aurait pu être certain qu’il n’aurait jamais revu cet homme. Non, il avait simplement fait comme tout le monde, il s’était renseigné, et en général, quand il voulait savoir quelque chose, les connaissances finissaient toujours par lui venir. Richement informé, il n’avait d’ailleurs été que peu surpris, et ne s’était pas attardé, une fois que le soleil était venu effleurer l’horizon. Absent pour une durée indéterminée, et peut bientôt interminable, mais peu importait, qui ne tentait rien n’avait rien, douce philosophie en cette soirée, qui pouvait être tout aussi plaisante que sanglante. Tout un programme.
"Dégage !"
Finit-il par ordonner un l’homme qui déguerpit rapidement. Non mais c’est vrai, il n’était vraiment pas aidé parfois. Ses critères devenaient vaguement laxistes mais il se promit d’y remédier en temps et en heures, et en l’occurrence, ce n’était ni le lieu ni le moment pour pareille réflexion. Malak s’engagea un peu plus sur l’île de la Muerta, au point de s’enfoncer dans les ruines de l’ancien temple dédié à la divinité des torturés, Kor. Il n’était pas spécialement prudent, d’autant qu’il avait l’ouie fine, et qu’à part Diane, il voyait mal quelqu’un s’aventurer dans un tel lieu. En un sens, il estimait le fait qu’elle ose venir jusqu’ici, mais loin de s’y attarder, il passa même à tout autre chose lorsque ses yeux tombèrent sur la femme en question. Un sourire s’étendit sur ses lèvres, et ne doutant pas qu’elle ait déjà dû l’entendre, il s’arrêta à quelques pas, pour commencer :
" Diane Sanchez, Briseuse d'Âmes par excellence, seule sur l'île de la Muerta. Je pesais donc mes mots quand je disais "plaisir"." |
|  | | Diane Sanchez Briseuse d'Âmes


 Age : 21 Inscrit le : 03 Juil 2007 Messages : 415 Âge du personnage : 33 ans Fonction : Maitresse des Briseurs d'âmes/Membre du Conseil Noir Né à : New-York
| Sujet: Re: Loin des faiblesses, plus près des hurlements [Libre] Dim 4 Nov - 12:50 | |
| Un bruit, puis un autre, la voilà qui sent le danger et se met bien vite sur ses gardes, la main sur sa dague, décidemment à l'affut de tout, de peur peut-être de finir en un combat sanglant avant de reconnaitre le pas: Malak, le chef des Egorgeurs sombres, que pouvait-il donc faire là? Une brute stupide qui déjà lui semblait trop malsaine, oui malsaine puisqu'après tout, elle, elle ne l'était pas, elle représentait simplement ce glaçon inatteignable entre tous. Et au lieu de se targuer de cela, la voilà à lever les yeux sur cette ombre s'avancant déjà avant de se redresser pour faire face à l'ennemi potentiel. Que pouvait-il donc lui vouloir pour la suivre jusqu'ici? Car oui, il était simplement clair qu'il l'avait suivit ou bien qu'il savait où elle se trouvait, il était simplement impossible qu'il soit là juste pour prier, ce serait étonnant de la part d'un homme tel que celui qui ne semble avoir aucune foi. Pourtant... Pourtant il y avait certainement de quoi réveiller les instincts les plus bas, mais hors de question. Droite, bien en face de cet homme déjà trop proche d'elle, elle plantait encore son regard glacial, toujours ruisselante d'eau suite à sa nage effrénée.
-La solitude a souvent du bon, je ne pensais pourtant pas que je méritais une malédiction en me retrouvant face au chef des Egorgeurs Sombres.
Le ton était déjà donné, un rien d'agressivité déjà mais inaudible dans sa voix, pourtant, utiliser le mot "malédiction" exprimait déjà ce que pouvait penser Diane de la situation. Tordant un rien ses longs cheveux noirs pour qu'un peu d'eau s'échappe de ces derniers mais toujours une main sur sa dague, la voilà à fixer cet adversaire.
-Et que me vaut cette confrontation?
Après tout oui, que lui voulait-il donc lui et son regard si pervertit, valait-il donc mieux que ces prostituées qu'elle détestait tant? De toute évidence non, il avait absolument tout d'une bête, de quoi la mettre en rage, pourtant, elle restait là, impassible, toujours pour ne pas se rabaisser, pour rester digne et certainement pour comprendre ce qu'il pouvait bien lui vouloir. Ha ce qu'elle détestait cette idée d'attirance animale contre laquelle luttait déjà le peu d'âme lui restant. Non, il était impensable de se rabaisser aux Egorgeurs. La pensait-il donc si faible? _________________
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|  | | Malak Rochaël Chef des Égorgeurs Sombres


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| Sujet: Re: Loin des faiblesses, plus près des hurlements [Libre] Dim 4 Nov - 13:34 | |
| Diane Sanchez dans toute sa splendeur. Toujours aussi froide, distante, effacée, décalée du propre de l’homme, à tel point qu’il aurait été bon de savoir de quoi elle pouvait bien être faite. Cette femme était du respect à l’état pur, une montagne infranchissable, imprenable, qu’apparemment, rien ne saurait ébranler, atteindre, voir même effleurer. La Briseuse d’Âmes était à elle seule la quête la plus improbable que l’Homme saurait entreprendre, et pourtant, Malak, dans un accès d’audace, de courage, d’inconscience ou même de suicide s’y était attaché et bien loin de s’en voir démonter, il n’en était que plus hardi. L’ego de Malak n’avait sans doute aucun égal, si triste cela soit-il à dire, mais après tout, Diane semblait en valoir la peine, en tous les cas, il ne démontrait ainsi, aussi suicidaire cela pue-t-il être.
"L’affront que tu fais à la nature humaine fait de toi la proie de tous les châtiments, Diane, répondit-il simplement. Crois-tu seulement être maudite par ma présence ?
La réplique qu’elle avait su lui adresser auparavant "aurait sans doute refroidi plus d’un homme, mais Malak n’était pas la personnification d’une telle banalité. Déjà qu’il fallait une certaine témérité, sinon une inconscience démesurée pour venir jusqu’ici, jusqu’à elle, et oser seulement entrer en contact, encore moins se seraient aventurés si près de la mort. Combien d’hankiens l’auraient fait ? Malak était quasiment certain qu’ils pouvaient se compter sur les doigts d’une main et que les deux tiers auraient été complètement fous. Les autres ? Simplement animé par un désir inexplicable, qui valait tous les courroux et toutes les souffrances de l’île elle-même.
"Mais je vais me faire un plaisir d’être ton fardeau, reprit-il enfin."
En parlant de malédiction en tout genre, Malak était sans doute l’homme le plus maudit que l’île ait su engendrer. Si l’on faisait abstraction, déjà, de toutes les prières des hommes adresser aux dieux pour le punir d’autant de violence et de cruauté, il ne réchappait pas aux offenses divines elles-mêmes. Contrairement à ce que l’on saurait croire, Malak avait la foi, mais loin de croire en quelques divinités multiples et pathétiques en son sens, il ne vouait ses croyances qu’en lui-même, et en une nature qui avait su faire de lui ce qu’il était devenu. Le paradoxe était tout là. Malak ne voulait guère croire en ces êtres mystiques fabriqués par les habitants de l’île avant lui, il se contentait uniquement de croire en l’île, rien de plus.
Confrontation ? Oui, leur rencontre en avait tous les airs, de toute façon, Malak n’avait que des ennemis, au point que chacune de ses rencontres devienne une potentielle rencontre voir règlement de compte sanglant. Rien ne l’opposait vraiment à Diane, d’autant que la quête qui l’animait était tout autre. Pourquoi aurait-il voulu sa mort ? Il n’avait que faire des briseurs d’âmes, et n’avait point besoin de leur pouvoir et de leur influence pour continuer à prospérer et à s’étendre. Une visite en tout bien tout honneur, si l’en est, semblait pourtant être exclue.
"Une envie insatiable de poser les yeux sur toi, et d’entendre avec un plaisir peu commun ton sarcasme et la froideur de ton âme." |
|  | | Diane Sanchez Briseuse d'Âmes


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| Sujet: Re: Loin des faiblesses, plus près des hurlements [Libre] Dim 4 Nov - 13:51 | |
| Etait-il en prime trop audacieux ce pirate sans coeur et à l'écoute du moindre de ses désirs? Oh que oui, chacun de ses regards, chaque mot exprimait clairement ses désirs, elle aurait put l'envier puisqu'après tout, elle n'avait rien d'aussi excitant, mais c'était cette différence qui l'éloignait des hommes pour tenter de se rapprocher des Dieux. Pouvait-il seulement s'en targuer? En tout cas, Diane cherchait toujours à le différencier, l'abaisser un peu plus pour s'échapper de l'emprise qu'il tentait déjà de poser sur elle. Voilà seulement l'instant où elle avait put comprendre qu'il n'allait pas tenter de lui planter une lame ou de l'égorger, de toute façon, cette idée était juste stupide, deux chefs de clan n'ont aucun intérêt à déclencher une guerre quand ils sont liés l'un à l'autre par le bénéfice de l'esclavagisme.
"Un affront la nature humaine? Voilà une chose nouvelle, mais je doute qu'on me maudisse pour ta présence" Elle n'avait put qu'arquer un sourcil à chacune de ses paroles .
Que pouvait-il donc vouloir? En tout les cas, sa dernière réponse était plus que nette, il n'y avait aucune question à se poser, il tentait donc de la prendre pour l'une de ses nombreuses prostituées? Inutile de le préciser: elle était alors vexée au plus haut point, voir plutôt courroucée par ses paroles et prit bien vite le temps de lui tourner le dos, toujours sur ses gardes, pour changer de lieu et se retrouver plus proches des corps en croix, hésitant à repartir, et puis non, ce n'était pas à elle de perdre un instant sa dignité en s'éloignant!
"Ne me prends pas pour l'une de tes prostituées, je ne suis pas de cet acabit, si tu désires être un fardeau, sache que je me débarrasse vite de ces derniers, je n'apprécie aucune faiblesse.
Oh oui, bien entendu, intérieurement elle restait humaine et aurait put laisser échapper un sourire, mais laisser un sourire c'était être vaincue, impensable en somme, elle conserva donc ce regard froid pourtant animé désormais d'un rien d'envie, que connaissait-elle à ces choses là? Rien, elle ne connaissait que les hommes d'Amérique qu'elle n'avait découvert que comme des choses faibles, et elle s'était interdite à faiblir à nouveau. Alors non, le roc ne flanchirait pas un instant, même pas pour un pirate à l'âme aussi sombre que la sienne.
Mais la flatter sur sa froideur, son sarcasme, c'était une belle tentative, un autre coup d'épée dans l'eau en apparence en tout cas. Pourquoi les hommes devaient-ils donc se prendre d'envie pour les femmes inacessibles? Et pourquoi devait-il blasphémer à ce point? Pour un peu, elle aurait-été prêtresse, fort heureusement, elle n'était pas faible à ce point. Un soupir et elle se tourna enfin pour lui faire face, aussi proche certainement qu'il s'amusa à l'être dans la matinée pour lui chuchotter quelques mots.
"Poses les donc sur une chose plus agréable, et si tu aimes tant les âmes noires, regardes donc la tienne dans un miroir, je ne suis pas un objet de désir." _________________
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|  | | Malak Rochaël Chef des Égorgeurs Sombres


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| Sujet: Re: Loin des faiblesses, plus près des hurlements [Libre] Dim 4 Nov - 15:29 | |
| "Prostituée ? Oh, Evangeline est bien plus que cela, Diane. Tu sous-estimes tellement les femmes qui ne sont pas de ta force. La chaleur de son âme vaut bien la froideur de la tienne."
Etre l’enfant des plaisirs charnels n’apparaissait pas à Malak comme une faiblesse. En tous les cas, pas sous toutes ses formes, surtout quand l’on considérait la mère des prostitués. Cette dernière avait su se faire sa place par ce moyen, et elle savait surtout en jouer. Quand on y pensait, c’était bien plus les hommes qui en étaient affaiblis, qui se laissaient leurrer par la beauté d’un corps, aux dépens de la cruauté de l’esprit. Evangeline Warford avait réussi là où toutes les autres n’étaient que de vagues plaisanteries, et son pouvoir s’était étendu au point que l’on puisse maintenant constaté que peu d’hommes avaient encore la chance et le privilège de pouvoir effleurer un tel être du bout des doigts. Evidemment, Malak était de ceux-là, tout simplement parce qu’il était l’un des mieux placés à Hanka pour prétendre à un tel plaisir, mais il ne passait guère son temps à s’en vanter, à quoi bon ? Cela aurait été comme s’il pouvait se vanter d’être à la tête des Egorgeurs Sombres, si ce n’était inné, c’était bien largement mérité.
En somme, la seule chose qui faisait la différence entre Evangeline Warford et Diane Sanchez, c’était bien l’intérêt que l’on pouvait leurs porter, et leurs procédés de réussite. La première avait compris la principale faiblesse de l’homme, la chair, et la seconde avait tout aussi bien saisi celle qui s’en suivait, la crainte par le respect ou l’intimidation. Selon Malak, elles se valaient, mais il n’attendait pas la même chose des deux partis. L’on pouvait considérer que la mère de la Rose de Sang n’était qu’une proie facile, presque rêvée, tant la réussite était évidente, mais il n’avait obtenu d’elle qu’une douce nuit. Et après ? Le respect avait suivi, car outre la satisfaction qu’elle avait su lui apporter, Malak avait su reconnaître en elle, quelque chose de bien plus précieux : il avait su se montrer vulnérable à son corps, et sa fin s’en était trouvé tellement proche. Evangeline n’était pas femme à sous-estimer. Pour Diane, cela semblait en fait le contraire. Plutôt que de s’attaquer à la chair avant l’esprit, l’on devait se confronter à la froideur émanant de son âme, bien que son corps sache attiser tous les brasiers possibles. Elle se montrait dure, distante, glaciale, si bien que l’on savait comment l’estimer, mais n’avait-elle pas elle aussi cet ardent penchant aux plaisirs charnels ? Malak en était réellement persuadé. Pourquoi comparer les deux femmes ? Tout simplement parce qu’elles se ressemblaient bien plus que l’une ou l’autre ne voudrait bien l’admettre.
"Ton soucis, Diane, c’est que tu vois tout par la faiblesse, tout ce qui ne te ressemble pas, qui ne t’équivaut pas … Jure-tu par autre chose que l’état de vulnérabilité des uns ou des autres ? Tu ne vis plus que pour ta puissance, et pourtant moi aussi … "
Sauf que lui vivait de surcroît pour les plaisirs que les dieux semblaient tout de même avoir accordé à l’homme de son vivant. Il n’existait pas d’état de réelles faiblesses, selon lui, mais il savait que la Briseuse d’Âmes ne jurait que par cela. Il était difficile de dire lequel de leur ego était le plus imposant, car si Malak le démontrait toujours avec une extrême clarté, Diane était loin d’en être totalement dépourvue, et son attitude en était le spectacle gratuit. Elle vint ensuite à lui, enfin, sous une certaine relativité tout de même. Le signe précurseur d’une victoire ? Il n’y croyait guère, mais il était loin d’être à court d’arguments et d’efforts, ce serait trop facile en ces termes.
"Diane, Diane, Diane … Pourquoi dois-tu être si peu objective ? Je sais le sang empoisonné qui parcourt mes veines, je suis né ainsi. Pourquoi crois-tu que ma noirceur d’âme est un seul penchant pour une femme de ton envergure ? Si tu n’étais pas si imbue de toi-même, de ton sentiment de puissance, tu saurais que tu es l’objet de toutes les convoitises, quoi que je sois le seul audacieux inconscient capable d’oser te le dire." |
|  | | Diane Sanchez Briseuse d'Âmes


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| Sujet: Re: Loin des faiblesses, plus près des hurlements [Libre] Lun 5 Nov - 13:10 | |
| Comment osait-il donc la comparer à cette femme qui n'avait aucune dignité? Absolument rien ne pouvait les comparer, elles étaient bien trop différentes et à dire vrai Diane n'était pas l'un des trophées que l'on exhibe à chaque instant comme elle qui pouvait trop souvent s'en targuer. On ne se voyait pas prit de fierté quand on avait été marqué par Diane Sanchez, on apprenait plutôt à être réduit et brisé, on s'enseignait alors un sens de respect bien différent que le plaisir. Après tout, elle était certainement bien plus la représentation d'une brutalité silencieuse et trop froide, sinueuse et empoisonnant les chairs avant de vous enlever tout dignité. Diane célébrait juste la grandeur de la puissance et du respect des puissants, rien de plus et d'une façon pourtant différente des prêtres de l'île. Elle n'était pas un jouet des choses trop terrestres! Jamais elle ne se laisserait aller à des choses avec si peu d'intêret dans ce qu'elle appelait le lieu supérieur, la terre des Dieux.
Comment ne pas y penser? Et surtout comment imaginer qu'un homme comme lui se permette de désirer la souiller de ses pensées obcènes? Oh oui, elle était en rage, vexée, terriblement et péniblement d'ailleurs puisqu'elle en serrait les dents jusqu'à se mordre un instant le petit doigt, comme elle le faisait trop souvent, saleté de manie qui lui donnait une apparence trop stupide à son gout. Elle reposa bien vite sa main avant de poser encore sur Malak un regard ardent, y avait-il du désir? Certainement mais principalement de la rage et un certain mépris pour les paroles qu'il avait tenu. Mais on ne se permettait pas la colère sur une île où l'on vient offrir ses prières! Jamais, la voilà donc redressant l'échine et le visage, toujours trop proche de ce pirate trop arrogant, cruel certes mais trop décadent et ne s'attardant de toute évidence pas aux désirs des Dieux. Comment pouvait-on être ainsi? Et comment osait-il en prime en rajouter? Elle avait l'impression de voir une vieille scène de théâtre observée en Thaïlande, là où les masques cachent les hommes pour ne montrer que leur âme et leurs terribles secrets, et où chacun tente enfin de briser l'autre par quelques danses singulières et typiques, leurs mots les représentaient certainement trop.
"Et c'est un soucis? Je ne vis que pour une puissance que tu n'oserai convoiter, voici certainement la différence, je suis un peu moins terre à terre. "
Elle avait à nouveau arcquer un sourcil et se sentait surement plus puissante que jamais face à lui et grace à ses mots et ses pensées quand à leurs désirs si différents, elle en esquissa d'ailleurs un début de sourire narquois, de quoi certainement énerver un peu plus son locuteur, mais elle doutait que cela y fasse grand chose. Voilà que pour l'instant elle se sentait juste différente, comme elle l'aimait parfois, avoir ce sentiment de ne pas être simplement une femme sans coeur, mais d'y ajouter un rien de mystique qui certainement fait parfois une certaine différence. Et voilà qu'elle avait droit aux arguments stupides et trop réchauffés pour être un jour oublié.
"Sais-tu que tu parles comme les gens du continent d'où je suis issue? Et penses tu donc que les convoitises stupides et sans intérêt m'attirent un seul instant? Je te le répète Malak, cherches donc une autre victime, tes mots ne feront rien, quoique tu dises. Il y a du bon à être imbue de soit, crois-moi, enfin, tu le sais très bien après tout, tu n'es pas plus délicat à ce sujet!" _________________
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|  | | Malak Rochaël Chef des Égorgeurs Sombres


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| Sujet: Re: Loin des faiblesses, plus près des hurlements [Libre] Lun 5 Nov - 13:36 | |
| "C’est ça qui est remarquable chez toi, Diane, reprit-il dans un sourire tout bonnement amusé, avec une légèreté impressionnante. Tu démontres toute la froideur par laquelle ton corps est consumé, mais ce n’est jamais qu’une douce façade, un masque factice. Es-tu seulement consciente du brasier qui anime ton esprit ? Le regard que tu poses sur moi n’est guère celui d’une femme indifférente, distante et sans pitié …, finit-il tranquillement, avec un peu plus de sobriété. Tu veux être proche des dieux, t’éloigner de ce que tu dis futilités et ignominies, mais tu sais combien les divinités ne veulent pas des hommes, quand nous sommes, nous, les seuls qu’ils veuillent bien de toi."
Malak, Malak, Malak … Il ne cessait jamais de s’exprimer dans cette suffisance personne agaçante, comme si tout ce pouvait bien sortir de sa bouche était le fruit d’une légitimité quasiment divine, quoi qu’il n’ait aucunement ce genre de foi. Il avait en revanche toute confiance en ce qu’il savait prononcer, et ne changerait pour rien au monde chaque mot s’était vu sortir de sa bouche. Il était toujours en position de conscience de ce qu’il disait, faisait et désirait, et c’était justement le poids de sa force, car s’il n’était pas convaincant, il était tout de même lucide. Au pire, elle ne le tuerait pas, il s’en irait de lui-même, ce qui semblait d’ailleurs prévu sous peu. Il était parfaitement inutile pour lui de la mettre en rage au point qu’elle ne se déchaîne, mais ce n’était pas pour autant qu’il comptait partir sur le champs, et encore moins qu’il ne comptait pas revenir dans des temps prochains, et sans doute plus proches qu’elle ne pourrait le concevoir. Il demeurait tout de même légèrement attristé d’un tel refus, trop conscient de ses propres aspirations, qui ne se résumaient pas seulement à un simple désir, contrairement à tout ce qu’il pouvait explicitement avancer. L’éloge qu’il faisait à Diane ne visait pas seulement à partager un moment avec elle, loin de là.
Elle avait beau se voir plus puissante et plus imposante que lui, Malak ne cillait pas, ne bougeait pas d’un pouce, ne faisait rien que soutenir le feu de son regard ardemment dirigé contre lui. Cette lueur incendiaire qui brillait intensément était justement le paradoxe de cette femme de pouvoir. Son corps de glace n’était que la surface que son cœur de feu. Et pourtant, elle demeurait totalement détachée, indescriptible, inapprivoisable. L’indomptable Diane Sanchez était bel et bien fidèle à elle-même, et Malak en était si conscient, qu’il poursuivait en ce sens. S’il avait durant un seul instant désire une femme si facile à conquérir, il se serait aventuré en terrain moins hostile que celui de cette Briseuse d’Âmes.
"Il ne s’agit pas de victimes … Il s’agit de bien plus que cela. Ce qui te gêne le plus dans le désir que j’éprouve pour toi n’est pas le fait en lui-même, mais bien que je sois passé par autre chose avant toi. Tu t’estimes tellement que tu ne me vois pas digne de toi … sans doute, continua-t-il dubitatif. Je respecte cela, mais je n’abandonne pas. "
Tout ceci ressemblait vaguement à un « Malak, vas-y, enfonce toi un peu plus » et pourtant, il s’enhardissait toujours à poursuivre. Il ne se déferait pas si facilement de ce qui l’avait conduit jusqu’ici, et rien que pour ce regard incendiaire qu’elle posait sur lui, il était capable de demeurer ainsi encore un bon moment.
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|  | | Diane Sanchez Briseuse d'Âmes


 Age : 21 Inscrit le : 03 Juil 2007 Messages : 415 Âge du personnage : 33 ans Fonction : Maitresse des Briseurs d'âmes/Membre du Conseil Noir Né à : New-York
| Sujet: Re: Loin des faiblesses, plus près des hurlements [Libre] Lun 5 Nov - 14:16 | |
| "Laisses donc ton interprétation douteuse de mes regards! Qui es-tu donc pour te permettre de penser si bien les connaitre? Nous ne sommes rien l'un pour l'autre mis à part des collègues et c'est certainement bien mieux ainsi quand je vois tes ambitieux bien simplistes." mais qu'est-ce qui, pour Diane n'était pas simpliste? Elle réagissait presque comme si une gosse était enfuie bien profondément dans le reste de son âme. "Comment peux-tu juger de ce que les dieux veulent ou non de moi? Te penses-tu leur égal?" Prise par une envie indicible de lui prouver le contraire, de prouver au monde qu'un jour les dieux poseront leur regard sur eux pour leur offrir un petit "quelque chose", elle lui avait murmuré ces mots au creux de l'oreille.
Que lui prenait-il donc? Elle avait ce besoin indécent de prouver au monde qu'après tout, oui, ceux qui le désireraient pourraient se rapprocher des dieux, les égaler ou peut-être prendre une place là-bas, à leur côté. Elle aspirait à quelque chose de si différent, à un monde encore plus complexe, puisqu'après tout, elle venait d'ailleurs, et un dépaysement demande un autre dépaysement et ainsi de suite. Et voilà que ce Malak se voyait à son tour presque divin? Pourquoi ne voulait-il donc pas croire en la nature divine? Voilà qu'il l'intriguait, la gamine bien cachée en elle était terriblement intriguée désormais par un homme qui pourtant devrait croire plus que tout autre à ces divinités.
Qu'était-il donc, lui l'Egorgeur qui se donnait une image si arrogante quand elle commençait à en saisir autre chose. Etait-il lui aussi un genre de gamin qui ne désire qu'un jouet qu'il ne peut pas avoir ou cachait-il donc un petit quelque chose plus intriguant? Y avait-il un passé divin ou une chose de ce genre? Elle qui n'était pas native avait toujours été intriguée par les êtres ayant toujours vécu en ces lieux, ils devaient saisir et distinguer des choses qu'elle ignorait plus que quiconque puisque trop nouvelle ici. Et si il était alors ce genre de clef qui vous permet d'atteindre les dieux? Ou alors se cherchait-elle simplement des excuses aux paroles qu'il avait prononcé et qu'elle savait trop juste. Son regard qui avait été parcourut d'un intérêt certain avait reprit ce bleu glacial pourtant toujours parcourut de cette flamme si particulière. Ha, ce qu'il était cruel d'avoir ce genre de sentiments humains sans en comprendre le but.
"Crois-tu donc que je me limite à ce genre de choses? Tu crois donc tant en toi pour penser que j'éprouve une crainte quelconque parce que tu as un passé? C'est tout aussi prétentieux Malak! Non, je ne vois que faiblesse dans ce désir de chair, voilà tout, pourquoi ne veux-tu donc pas le comprendre? "
Pourquoi restait-il donc si persuadé? Si conquérant? Et finalement voilà qu'elle se répétait encore un peu cette question, elle aurait adoré savoir ce qu'il lui voulait vraiment. _________________
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|  | | Malak Rochaël Chef des Égorgeurs Sombres


 Age : 19 Inscrit le : 02 Nov 2007 Messages : 88 Âge du personnage : 35 ans Fonction : Chef des Egorgeurs Sombres Né à : Oui
| Sujet: Re: Loin des faiblesses, plus près des hurlements [Libre] Lun 5 Nov - 14:47 | |
| "Tu te crois puissante et forte parce que tu nourris l’ambition de valoir la grâce des dieux ? Demanda-t-il profondément amusé cette fois-ci. Tu oses prétendre que t’écarter de la dite faiblesse de la chair fera de toi un soupçon de leur égal ? Tu es une femme, Diane ! Rien de plus, et qu’importe tes croyances, tes actes, et ton attitude, tu ne seras jamais qu’un pion sur leur vaste jeu pervers, qui vise à nous laisser nous élever, pour mieux rabattre notre orgueil et notre réussite ! S’évertuait-il à lui faire comprendre. Nous ne valons par leur ego, et rien que pour cela, les dieux se jouent de nous. N’a-t-on jamais appris sur ton continent que les dieux envient la seule chose que nous possédions et qui leurs fasse défaut, soit la mortalité ? Nous pouvons mourir ! Et c’est exactement pour cette raison que nous sommes vus comme des êtres faibles. Tu te crois si proche d’eux, que tu omets tout ce qui fait ta nature, finit-il avec toujours autant de passion. Les dieux ne sont que la mystification des ambitions stupides de l’Homme qui ne sont pas capables d’admettre leur présent. A quoi bon rêver d’un futur divin et éternel, quand on est incapable de vivre son présent sans savoir de quoi sera fait demain et si l’on a encore la chance de voir ce lendemain se lever sur notre vie ? Veux-tu donc vivre dans cette éternité stupide dont tu te lasseras encore plus vite ? Oh, Diane Sanchez, j’avais sur estimé votre valeur, conclut-il gravement."
Il sentait cet ardent brasier brûler chaque partie de son corps, ce qui n’était dû qu’au regard qu’elle posait encore et toujours sur lui. Cela faisait bien longtemps que Malak avait démystifié la grandeur factice des dieux, pas qu’il n’y croit pas, c’était sensiblement différent, mais bien que pour lui, les dieux n’étaient qu’un adversaire qu’on s’évertuait toujours à combattre bien que l’on sache pertinemment qu’on faillirait un jour. Il connaissait les légendes, et les craintes de ses ancêtres, mais les massacres dont il avait été l’auteur ou le commanditaire lui avaient donné la foi selon laquelle les dieux, si impitoyables soient-ils, ne laisseraient jamais un ego tel que celui de Malak ravager sans rien dire une communauté entière. Là où l’Egorgeur aurait pu penser avec vanité que les dieux le craignaient, il savait qu’un jour son tour viendrait, et que sa puissance serait annihilée plus vite qu’il lui avait fallu de temps pour la bâtir. Et après ? Certes, ses ambitions se voyaient sur le court terme, mais il se refusait catégoriquement à prétendre à de telles bassesses en côtoyant ces dieux tellement imbus d’eux-mêmes et aveuglés par leur pouvoir qu’ils ne sachent plus quoi inventer pour torturer l’Homme. En un mot, Malak voulait vivre l’instant présent, avant qu’un dieu s’ennuyant à mourir dans les recoins sombres animés par son esprit vil et joueur ne s’attache à détruire sa vie comme il l’avait pour bien d’autres avant l’Egorgeur. Ce dernier se vouait à un combat sans merci contre les divinités, jurant que tant qu’il tiendrait debout, il continuerait à défier les dieux par toute l’arrogance et la vanité propre à l’Homme et sa future perte.
Paradoxal, sans aucun doute. Malak était sensiblement différent de la majeure partie des hankiens, natifs tout du moins, et il n’avait guère plus de foi en les dieux qu’il en avait en les hommes. La seule arme qui osait faire la différence était bien sa fierté, qui faisait sa force. Tout était question d’orgueil, mais Malak était loin d’être si aveuglé qu’il ne prenne pas conscience de l’épée de Damoclès qui trônait toujours au-dessus de sa tête. Quitte à ce qu’elle transperce un jour son corps, il voulait avoir vécu tout ce qui était possible, avoir satisfait toutes ses aspirations jugées si futiles et qui faisaient néanmoins l’envie des dieux s’ennuyant du haut de leur ego démesuré. Diane ne voulait ou ne pouvait le comprendre ? Qu’à cela lui tienne, Malak ne pouvait pas changer la vanité de cette femme d’exception, comme personne ne saurait changer la sienne. Tout allait logiquement, Diane et Malak n’évoluaient pas dans le même monde, au grand damne de ce dernier.
"Je ne comprendrais jamais ton sens de la faiblesse, reprit-il. Qui crois-tu être devant tes dieux ? Crois-tu pouvoir prétendre à leur vaine faveur ? Ta foi suffira-t-elle vraiment à seulement les approcher ? Oh, oui, qu’ils te rendent avec brio ta servitude ! Sur joua-t-il. Combien de ces chiens qui te servent d’esclaves passent de leur temps à prier pour que tu les exécutes plus vite ? Alors, oui, les dieux entendent nos prières. Et ceux qui veulent leur liberté ? L’amour ? Ta mort ? Les dieux ne répondant qu’à un seul désir … Et ce sont bien le leurs. Je me suis tellement attardé en ta compagnie que je m’en vois totalement dérouter de mon objectif premier. Inutile que je change ta vanité, seuls tes dieux sont en mesure de calmer ton ego …, finit-il dans un souffle." |
|  | | Diane Sanchez Briseuse d'Âmes


 Age : 21 Inscrit le : 03 Juil 2007 Messages : 415 Âge du personnage : 33 ans Fonction : Maitresse des Briseurs d'âmes/Membre du Conseil Noir Né à : New-York
| Sujet: Re: Loin des faiblesses, plus près des hurlements [Libre] Lun 5 Nov - 15:04 | |
| "Oui je me pense différente Malak, parce que je ne viens pas d'ici, parce que de ma terre natale, les seuls Dieux que nous avons priés ne nous ont pas apporté la moindre chance comme ceux qui sont bien ici! Parce que de là où je viens, le seul dieu qu'ils prient trop souvent est lui, l'incarnation des désirs des puissants. Mais ici j'ai vu des choses que je n'espérais pas, j'ai simplement put voir qu'il existait encore une flamme en un lieu et pour être arrivée ici je ne peux que croire en eux. Es-tu capable de le comprendre toi qui as toujours vécu avec eux? Si je pouvais te montrer ce qu'est mon monde, peut-être me comprendrais-tu." La voilà qui levait le regard vers un ciel rouge avant d'esquisser un sourire aux accents de mélancolies qu'elle avait trop connu là-bas. "Tu vois, j'ai un rien de sentimental au plus profond de moi, c'est ce qui continue de me faire espérer." Et la voilà qui se révélait un peu trop à son gout mais elle ne pouvait plus réellement cacher ces choses.
A cet instant, Diane trop froide et brutale révélait peut-être un rien de faiblesse qui la fit se détourner pour observer un peu plus ce ciel bénit qui ne lui rapelait que trop qu'elle n'était qu'une étrangère ici, une naufragée qui avait sut se faire une place. C'était cela qui l'avait rendut si croyante: la possibilité de se trouver une nouvelle vie et un recommencement inespéré, c'était peut-être pure folie, mais elle se sentait vivre en y pensant, elle était juste la femme qui avait put recommencer et oublier l'identité des hommes en d'autre terre. Pouvait-il seulement le saisir? Un soupir et elle finit par se reprendre, était-il utile de montre qu'elle était bien différente de l'image qu'elle donnait? Elle avait assez subit ici pour se forger un roc et devenir impassible. Bien sur, son âme était déjà bien sombre avant d'arriver ici, mais elle avait put donner un sens à ses choix ici et pas ailleurs. Pendant ses jours de marche, ses instants à se battre pour survivre et à éliminer avec cruauté avant d'atteindre Hanka, elle avait put saisir le sens même de sa vie, était-ce donné à tous? En y repensant, sa jambe droite lui fit mal un instant, une stupide cicatrice, une morsure de plus d'ici, quelque chose qui l'avait fait avancer dans le sang et la cruauté, à en oublier la moindre crainte.
C'était certainement ce qui les différenciaient tant, elle croyait en elle et en ces dieux qui n'étaient peut-être que des projections de ses désirs, mais au moins, elle avançait, elle vivait pleinement et avec un but qui ne pourrait jamais se voir différent, puisqu'il était le seul et unique qu'elle ai jamais eu. Non il ne la comprendrait pas, c'était certain, mais dans un sourire, le visage tourné vers lui, l'un de ses rares sourires sincères qu'elle lui offrait alors, elle put répondre.
"Je ne te demande pas de comprendre, peut-être juste d'oublier ce que j'ai put te dire, tu es incapable de saisir que ma "vanité" et mon ardent désir de m'approcher de ces "dieux" restent ce qui m'a permit d'avancer et d'arriver ici. Nous ne sommes pas si différents, si j'étais née ici, je serai peut-être comme toi, sceptique, mais vois-tu, je viens de trop loin pour oublier les forces que je n'ai jamais connu. Je suis humaine oui après tout." _________________
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|  | | Malak Rochaël Chef des Égorgeurs Sombres


 Age : 19 Inscrit le : 02 Nov 2007 Messages : 88 Âge du personnage : 35 ans Fonction : Chef des Egorgeurs Sombres Né à : Oui
| Sujet: Re: Loin des faiblesses, plus près des hurlements [Libre] Lun 5 Nov - 15:28 | |
| "Si je saisis bien le sens de tes mots, répondit-il calmement, ta plus grande faiblesse est de devoir croire en la fiction pour mieux avancer … Qui est le plus vulnérable des deux en somme ? Je ne crains pas les dieux, mais toi tu crains de ne plus y croire. Ta faiblesse fait ma force, comme ma faiblesse fait la tienne. Je n’ai jamais eu besoin de cette foi pour avancer, parce que je croyais en moi. Je pense sincèrement que tu es plus vulnérable que tu ne veux bien l’admettre, et que je suis plus vaniteux que je ne le devrais, continua-t-il."
Et après ? Malak se sentait blaser de telles considérations. Diane et lui vivaient dans deux mondes sensiblement différents, et pourtant, elle était sensée s’être adaptée à ce qu’il aurait toujours dû croire, toute sa vie. Son éducation et sa vie avait fait de lui quelqu’un de bien différent de ce en quoi croyait les hankiens, tout simplement parce qu’il n’était qu’un futile instrument de vengeance. Oui, il était né par la faveur des dieux selon laquelle il devrait être la revanche de son père. A quoi bon ? Celui-ci avait péris, Malak s’était retrouvé à l’avènement de sa quête, sans pour autant avoir ce qu’il désirait. Ce n’était pas de ses envies de devenir chef des Egorgeurs Sombres, loin de là, on lui avait toujours soufflé ce désir, qui en fin de compte n’avait jamais été sien. C’était là qu’il n’avait pu concéder aux dieux une toute puissance sur sa personne. L’on avait dicté à Malak sa conduite tout le début de sa vie, jamais plus il n’en serait ainsi.
"Crois moi ou non, mais je comprends, dit-il doucement. Nous sommes loin d’être différents, crois bien que je le sais. Ma présence ici n’est pas anodine, je sais ce que tu représentes, et je savais déjà quelle était ma propre valeur ? Plus qu’un désir charnel, Diane, c’est une nouvelle aspiration qui s’est emparée de moi. Tu aspires à rejoindre les dieux, là se marque notre divergence, mais je ne pense pas que tes choix soient forcément les meilleurs pour y parvenir. Ta servitude ne prouve que ta faiblesse, et nos dieux ne veulent que la force. Je ne dis pas que mon ego vaut leur grâce, je n’en veux guère, et cela serait insuffisant, mais pourquoi renoncer aux plaisirs et ambitions vaines qu’ils nous accordent en somme ? Tu te lèves chaque matin avec les mêmes espoirs, comme moi, je me lève avec chaque jour de nouvelles envies … Tu brides ton humanité. Tu veux rejoindre les dieux, dit-il en haussant à peine la voix, alors soit, je ne suis pas apte à t’en empêcher, vis pour eux, meurs pour eux. Si tout cela te permet d’avancer, qu’il en soit ainsi, je ne suis qu’un homme … Avancer pour aller vers où ? S’arrêta-t-il net. Tu vas à ta perte comme chacun de nous, seulement quand nous, nous marchons, toi, finit-il, toi, tu cours. "
Il lâcha un profond soupir, hochant la tête de droite à gauche, entre résignation et consternation. Il finit par tout simplement détourner le regard, le poser au sol, et se faire pensif pendant un instant. Il avait voulu prétendre devant Diane, il avait cru voir en elle ce qui lui faisait défaut, il avait eu la vaine idée de concevoir un proche avenir trop utopique sans doute pour convenir à la belle. Malak se savait dans l’échec, et même pire, dans l’erreur, et bien qu’il conserve son désir et son aspiration, prolonger une telle discussion semblait inutile. Quoi qu’elle montre plus d’une fois un instant de faiblesse, que jamais il ne s’enhardit à exploiter pour autant. Il n’abandonnait pas, et n’abandonnerait pas, mais le terrain se faisait si glissant qu’il sentait Diane s’éloigner. Et pourtant, en plus d’un sens, elle s’était rapprochée de lui, jusqu’à presque essayer de lui faire entrevoir sa conception des choses, croyez bien que Malak en avait été flatté. Inutile de chercher plus longtemps ce qu’elle ne concèderait jamais. Plus que du désir, Malak se savait prisonnier d’un sentiment plus complexe dont elle était l’objet.
"Je te laisse t’en remettre à Kor, puisse-tu trouver ce que tu cherches, lâcha-t-il en croisant à nouveau son regard." |
|  | | Diane Sanchez Briseuse d'Âmes


 Age : 21 Inscrit le : 03 Juil 2007 Messages : 415 Âge du personnage : 33 ans Fonction : Maitresse des Briseurs d'âmes/Membre du Conseil Noir Né à : New-York
| Sujet: Re: Loin des faiblesses, plus près des hurlements [Libre] Lun 5 Nov - 17:26 | |
| "Me suis-je dis invulnérable? Pas un instant, mais mieux vaut montrer aux autres que je ne le suis pas pour eux, tu le sais très certainement mieux que moi puisque tu en joues tout autant auprès de ton clan." elle s'avouait plus humaine que jamais, mais surtout, ce brasier qui la possédait ne cessait de la bruler un peu plus à chaque changement opéré sur Malak, par chaque révélation. "Et quoi? Ma faiblesse reconnue te permettra de te sentir un instant supérieur à un autre chef de clan?"
Elle était de nouveau sur la défensive mais plus que jamais désireuse de voir ce qu'il entendait par ce qu'elle pouvait selon lui tant rater, il était juste douloureux de se brider, mais qu'en diraient les forces dont elle était si proche? Ou plutôt que se dirait-elle si elle cédait? Elle qui s'était promise de ne jamais avoir de maitre, elle brisait après tout chacune de ses promesses en voyant les dieux comme supérieurs et en se brulant de désir pour un homme sans foi. Cette île n'était qu'une surprise perpétuelle, un fardeau de découvertes, un souffle de désirs et de cruauté malsaine. Bien sur elle était perdue mais fallait-il que ce roc le montre un instant devant celui dont elle se méfiait tout en le désirant plus ardemment dans chacun de ses regards. Elle était certainement prise d'une folie insensée pour s'imaginer être plus puissante que ses désirs purement humains, fallait-il qu'elle prie pour les perdre ou y succomber? Encore cette question, sans relâche, prise au piège dans ce crâne où trop de choses prenaient alors un malin plaisir à se bousculer. La haine et le désir sont-ils donc si proches? Sont-ils des moteurs trop ignorés dans diverses quêtes?
"Et pour toi, il vaut mieux obéir aux désirs brulants d'un être que de se laisser aller au divin? J'entends bien ta façon de voir les choses, mais comment juger ce que tu ignores? Rien ne prouve là si l'un de nous prend le bon ou le mauvais chemin. "
Et voilà que la pauvre Diane prit un instant son souffle pour oublier ses aspirations de paix intérieure en oubliant des choses trop humaine pour se tourner vers cet homme bien trop vivant et troublant pour ne pas essayer. Oui, après tout, était-ce donc folie que d'espérer voir si les choses encore et toujours répétées par cet homme n'était pas une réalité? La nuque saisit par sa main ne subissant toujours aucun tremblement, la voilà à déposer ses lèvres sur les siennes un instant sans délicatesse, n'exprimant qu'un pur moment de désir avant de s'éloigner enfin en le lachant et en haussant les épaules. Bien entendu, tout en elle se battait pour s'entendre elle-même se traiter d'idiote, de trainée, de faible, mais elle espérait y avoir obtenu une réponse sur les désirs qui la troublaient tant.
"Vois-tu, le désir ne change pas grand chose, je n'en suis pas moins humaine qu'avant..." soupira-t-elle à son tour. _________________
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|  | | Malak Rochaël Chef des Égorgeurs Sombres


 Age : 19 Inscrit le : 02 Nov 2007 Messages : 88 Âge du personnage : 35 ans Fonction : Chef des Egorgeurs Sombres Né à : Oui
| Sujet: Re: Loin des faiblesses, plus près des hurlements [Libre] Lun 5 Nov - 17:49 | |
| "Je faisais plus que relever ta vulnérabilité, Diane, répondit-il premièrement, je la confirmais tout simplement. Tu l’as dit toi-même, tu es humaine, tu es tout aussi vulnérable que moi, la seule question qui se pose est : A qui ? A quoi ?"
Pour sa part, Malak connaissait la majeure partie de ses faiblesses : il était un homme, ce qui lui en faisait déjà une, plus que proéminente, il fallait donc ajouter à cela, son orgueil, sa fierté démesurée et tellement vaniteuse, son sens du pouvoir qui n’était qu’artifices, il ne valait quelque chose que parce qu’il existait des êtres capables d’y croire, et il y avait la multitudes de ses envies, désirs et aspirations, qui nourrissaient sa vie chaque jour avec plus d’ardeur encore, et encore. Malak n’était guère plus fort ou plus faible que tout autre homme, la seule chose qui faisait la différence était sa lucidité quant à ce fait, et les solutions apportées à sa difficulté. Tant qu’il saura convaincre les idiots qui sont à son service qu’il a la légitimité de sa grandeur, il sera grand. Tout n’était qu’absolution entre les hommes eux-mêmes, les dieux n’étaient que le prétexte des uns ou des autres, leur moyen de pression sur les uns ou les autres, en somme, l’aboutissement de leurs artifices dans l’espoir d’abattre par la foi les uns … et les autres.
"Si tu ne peux obéir à ton libre arbitre alors tu soumets son corps et ton esprit à ce que ce dernier s’invente."
Malak n’eut guère le loisir d’en rajouter ou d’en penser plus que cela. Il fut un moment pris dans une sorte de fureur incompréhensible et indescriptible, alors qu’il se délectait paisiblement du contact des lèvres de Diane sur les siennes. Oui, il n’était pas déçu de cet instant, néanmoins, le désir prospérait. Là où il aurait pu exister un semblant de victoire, un contentement mérité en fin de compte, il demeura totalement impassible, immobile. Il gardait les yeux vivement posés sur elle, quoi qu’il ne fût jamais qu’un mur, décidemment fermé à la compréhension. Sceptique. Voilà exactement son état quant à cette femme énigmatique mais toujours aussi désirable et convoitée. Indécis, également. Poursuivre en son propre sens, ou se dérober à la situation ? Alors qu’il commençait seulement à obtenir ce que son instinct parfaitement humain le sommait d’acquérir, il se ravisa, et révisa sa position et sa considération de la situation.
"Ton geste me permet seulement de concevoir cette humanité que tu offres si rarement, souffla-t-il faiblement. Pourquoi ? Tu sembles réfuter ton appartenance aux hommes, perpétuellement … Ton cœur n’est pas de glace, n’est-ce pas ? Cet artifice nous est-il seulement destiné ou te concerne-t-il également ?"
Sa question était en tout point sincère, et il ne la lâchait pas des yeux. Quelque part, il aurait aimé faire un pas de plus, dans tous les sens du terme, mais sa contenance de l’instant ne le lui permit pas. Malak perdait doucement en arrogance, tentant vainement de gagner en compréhension. |
|  | | Diane Sanchez Briseuse d'Âmes


 Age : 21 Inscrit le : 03 Juil 2007 Messages : 415 Âge du personnage : 33 ans Fonction : Maitresse des Briseurs d'âmes/Membre du Conseil Noir Né à : New-York
| Sujet: Re: Loin des faiblesses, plus près des hurlements [Libre] Lun 5 Nov - 18:19 | |
| "Si je te révélais déjà mes faiblesses, ce serait un peu simple si l'envie te venait de me combattre."
Pour elle, une faiblesse se découvrait, elle ne se révélait jamais aussi facilement, puisqu'elle ne voulait guère se voir disparaitre trop vite. Certainement, elle était trop faible pour se dérober aux Dieux, elle l'était également pour oublier sa nature humaine, mais elle y travaillait au possible pour, le moment venir, faire d'elle la notion même de fierté et offrir un sens du respect bien différent des conventions. Peut-être en serait-elle capable dans ce village de débauches, avec ce statut de Briseuse d'Ames. La différence également, c'est que cette place, elle l'avait choisit et convoitée, la femme de l'extérieur n'avait pas reprit le "commerce" de ses parents, elle avait été livré à ses propres choix, mais rien ne lui disait alors qu'à ce sujet, elle n'était pas conditionnée en un sens par la détestable façon dont elle fut parfois traitée par d'autre, voilà ce qu'elle refusait: ne pas inspirer crainte ou respect, c'était certainement en soit une faiblesse immense. Elle obéissait bien entendu à son libre arbitre puisque celui-ci lui demandait de croire en autre chose que l'être humain, en une autre puissance, un rien de la quête de la pierre philosophale certainement, le besoin de puissance ou de savoir à travers des forces supérieures.
Et voilà que la situation ne changeait pas un instant, que tout restait alors similaire mis à part le fait de faire progresser la situation, et cette sincérité dans chacune de ses paroles brisant peu à peu cette fierté dont il faisait tant preuve auparavant fit chanceler un instant la chasseresse. Voilà qu'elle commençait à se dire qu'en effet, la nature humaine elle même possédait un certain pouvoir presque indicible et caché sous tant de sentiments faibles et indignes. Que pouvait-elle donc trouver en fouillant plus profondément? Mais c'était là peut-être se perdre ou se découvrir en s'offrant deux chemins à suivre plutôt que le seul chemin de la découverte des dieux, elle aurait enfin celui de la découverte de l'homme.Y avait-il vraiment une différence après tout? Comme chaque homme, ils étaient cruels, parfois sages, aimants, des projections des désirs les plus humains en somme, rien de plus, suivre ses chemins ne signifierait donc que se recroiser en bien des intersections? Une route plus sinueuse qu'elle ne l'avait espéré.
"Cet artifice de glace me concerne peut-être tout autant qu'il concerne chaque être vivant, mais qui ne se protège pas derrière un masque? Toi et ce semblant de vanité et de cruauté, ce côté impitoyable, ne fais tu donc pas de même?"
Peut-être était-ce idiot d'ainsi se comparer à lui, mais elle s'en sentait certainement plus proche et peut-être un peu moins perdue, elle qui n'avait jamais eu le temps d'avoir face à elle un être cherchant à sincèrement comprendre ce qu'elle était. Presque trop troublée et perdue, il restait difficile de conserver un masque cruel et froid qui laissait petit à petit passer quelques expression sur ce visage endolorie par le manque de vie. _________________
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